Partager l'article ! La photographie humaniste: Quai d'Orléans - Paris J'essaie par ma contribution de photographe amateur, de poursui ...
Quai d'Orléans - Paris
J'essaie par ma contribution de photographe amateur, de poursuivre le mouvement crée début des années 1930 par des photographes de renom, qui ont eu pour but de photographier l’être humain
dans sa vie quotidienne, témoignant ainsi des bonheurs simples de la vie mais aussi des difficultés et des injustices rencontrées dans l’environnement qu’il soit intime ou public. Les
photographes humanistes saisissent dans le quotidien de la rue les figures d’une humanité authentique, sincère en cherchant à éclairer sa face bonne, noble et vraie. De la réalité quotidienne et
apparemment banale dont ils nourrissent leur œuvre, les photographes humanistes font resurgir ce que Cartier-Bresson appelle un « imaginaire d’après nature ». A travers leur objectif, la
vie de tous les jours devient tour à tour théâtrale, merveilleuse ou poétique. Attentifs comme Doisneau au « spectacle permanent et gratuit de la vie quotidienne », ils
transforment les anonymes de la rue en acteurs naturels de la comédie humaine, les changent en figures comiques, fantastiques ou oniriques. Sensibles à ce qui, au quotidien, est porteur
d’enchantement ou de mystère, ils affectionnent les atmosphères brumeuses, les lieux empreints de connotations poétiques, les figures mélancoliques ou songeuses. Au-delà, la présence de figures
humaines fait basculer de simples paysages dans le registre poétique de la contemplation et le personnage de dos, tant prôné par Boubat, imprègne de sa rêverie la réalité qui l’entoure.
Elargissant ce regard à d’autres horizons, certains photographes importent aussi la vision d’hommes et de femmes du monde entier et véhiculé, à travers livres et presse, l’idée d’une universalité
des qualités et des valeurs humaines. Henri Cartier-Bresson disait ainsi « C’est l’humanité qui m’intéresse, c’est la pulpe ».
Je suis ainsi attaché à cette photographie humaniste qui pour moi ne s'est pas achevée avec le développement de la société française des années 70, mais perdure dans la vie parisienne de tous les
jours, certes sous d'autres formes, mais au mileiu des gens, au milieu de leurs conditions de vie, au milieu de la misère qui n'a jamais quitté cette ville qui s'est urbanisée au fur et à mesure
des jours passés et a oublié d'entrainer avec elle bon nombre de laissés pour compte. Je veux personnellement avancer sur les pas des photographes humanistes, pour montrer la vie telle
qu'elle est au quotidien avec ses instants magiques, poétiques, surréels...
| Appareils | Canon 40D et 350D |
| Objectifs | EF 17-40mm f4 L |
| EF 50mm f1.8 II | |
| EF 70-200mm f4 L |
http://www.copyrightfrance.com
Si vous vous reconnaissez sur l'une de mes photos, merci de m'avertir dans le cas où vous souhaiteriez que je la retire. Dans le cas contraire, je me ferai un plaisir de vous en faire parvenir un
exemplaire.
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Tu es une personne possèdant une philosophie et animée par un passion. Tes textes autant que tes photos en sont la trace manifeste.
Cette philosophie transparaît dans tes mots à la fois emprunts de convictions et de culture. Cette passion se révèle au travers d'images qui possèdent un style photographique fait de références et de découvertes.
En fait, un exercice bien difficile car notre société a bien changé depuis l'après guerre et l'approche de l'image en est d'autant plus éloignée... sauf pour toi. L'authenticité et la périnité des choses, de l'humain, de Paris sont assurées !
Compliments et encouragements !!!
En ce qui concerne la photo humaniste (étant moi-même porté à cela), je trouve que c’est un style devenu bien compliqué dans une ville comme Paris :
1. Durant ces 40 dernières années les parisiens ont de plus en plus déserté les rues et la vie sociale qui y existait. On se regroupe maintenant derrière une télé et non plus sur un banc dans la rue. De même pour les enfants qui jouaient dans la rue … ils sont maintenant collé derrière leur playsation.
2. La population « populaire » a été chassée de la ville par une classe plus « bobo »
3. Le droit à l’image est devenu assez rédhibitoire (même s’il a un sens). Déjà Doisneau s’y était frotté.
Bref … il est plus facile de faire surgir une vision humaine dans certains pays étrangers qu’ici … Mais bon. Cela n’empêche pas de suivre la ligne et de continuer comme toi à nous proposer de beaux instants humains.